Biographie de Bernard Cottret

Bernard Cottret est né en 1923 à Mont-de-Marsan dans une maison bâtie dans un fossé du Moyen-Âge qui donnait sur le square Soubiran au numéro 2 (actuellement place de la Liberté).

Photo du théâtre municipal de Mont-de-Marsan

Après une enfance heureuse auprès de ses parents, de sa soeur et de ses quatre grands-mères, il part au pensionnat Saint-Bernard à Bayonne où il poursuit ses études secondaires. Il revient à Mont-de-Marsan chez ses parents pour passer le Baccalauréat (2 parties: A’ et Philosophie) en 1942, Gaëtan Picon étant son professeur de Philosophie. Il entame à l’époque une future carrière insoupçonnée de chanteur, en interprétant des chansons de Charles Trenet au théatre de Mont-de-Marsan. Il monte alors à Bordeaux pour commencer des études de Médecine et Dentisterie et obtient en 1943 le Certificat d’Etudes Physiques, Chimiques et Biologiques (P.C.B.) à l’Université de Bordeaux. Après le PCB, en première année de Médecine, il est inscrit au service de Cardiologie du professeur Creyx et en Dentisterie chirurgicale chez le Dr Dujardin. A la fin de l’année, il obtient l’examen de validation du stage de chirurgie dentaire délivré par le Pr Dubecq. Puis il est attaché à l’Hôpital de Mont-de-Marsan en qualité d’interne.

A l’époque il a l’occasion de passer une audition importante dans des oeuvres de Brahms devant le chef d’orchestre Gaston Poulet, directeur du Conservatoire de Bordeaux et ce dernier l’incite à faire du chant et à entrer dans son conservatoire. Il décide alors de monter à Paris pour poursuivre des études de Dentisterie à l’Ecole Garancière avec la bénédiction de ses parents. Quelques mois après il se présente au Conservatoire de Paris, rue de Madrid, en chant et il est reçu 1er ex-aequo avec Michel Roux en 1947 par Hector Dufrane. Il s’inscrit dans la classe de Fernand Francel puis de Charles Panzera qui lui succède.

Photo d'une scène d'escrime au Conservatoire de Paris

En 1948 il obtient une première médaille de Solfège au cours de Maurice Franck. En 1949 il obtient un prix de chant d’opéra comique en mise en scène. En même temps il suit les cours de l’Esthétique de la musique allemande avec Marcel Beaufils et de l’Esthétique de la musique française avec Roland Manuel. Il suit également les cours de Pédagogie du chant avec Fernand Francel.

A cette époque Claude Delvincourt souhaitait valoriser la profession de musicien (instrumentistes et chanteurs) par la création de cours de pédagogie orientés vers la pratique tout en apportant une importante culture générale. Alors qu’il n’existait aucun diplôme de l’enseignement du chant, trop souvent mal enseigné, Claude Delvincourt créa le premier diplôme pour cet enseignement réparti sur trois ans : une Histoire de la Musique enseignée par Norbert Dufourcq, l’esprit de la Musique germanique enseigné par Marcel Beaufils, l’esprit de la Musique méditerranéenne par Roland Manuel et la technique du chant par Fernand Francel. Bernard Cottret et Geneviève Aurel furent les premiers nommés dans la catégorie d’artiste lyrique, avec félicitations du jury et mention très bien. La présidente du jury était Mme Mathieu, l’épouse de Georges Hirsch, directeur de l’opéra comique. Parallèlement il suit pendant quatre ans le cours supérieur d’Histoire de la Musique de Norbert Dufourcq, cours destiné aux compositeurs et futurs instrumentistes: cours spécial sur J.S. Bach (vie de Bach et analyse de ses oeuvres), la musique en France et la musique à l’étranger.

Photo conservatoire du Mans

En 1949, son diplôme en poche, il présente le concours de professeur de chant au Mans et il est reçu par Alfred Françaix et Pierre Cochereau.